Les dons du Saint-Esprit

 

Les dons spirituels nous sont accordés par l’Esprit de Dieu. Celui qui néglige le Saint-Esprit ne peut pas bénéficier des dons spirituels et aura une vie chrétienne fade. « N’éteignez pas l’Esprit » nous dit 1 Thessaloniciens 5/19. Lorsque l’Esprit est éteint dans une assemblée, les dons spirituels deviennent de plus en plus rares.  Or il nous est dit dans 1 corinthiens 12/31 d’aspirer aux dons spirituels et même d’aspirer aux dons les meilleurs. L’aspiration aux dons est donc une chose nécessaire pour les posséder. Toutefois, 1 corinthiens 12/11 dit que c’est l’Esprit de Dieu lui-même qui distribue ces dons à chacun en particulier comme il veut. Dans quel but l’Esprit nous équipe-t-il de dons spirituels ? 1 corinthiens 12/17 dit que la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. Les dons spirituels n’ont pas pour but de se glorifier ou pour faire de la concurrence spirituel mais plutôt d’être utile au corps de christ. 1 Corinthiens 14/12 dit encore : « puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l'édification de l'Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment ». Cela veut dire que si quelqu’un aspire à un don, il doit y aspirer dans la quête d’édifier l’Eglise, c’est-à-dire le corps de Christ et non dans un intérêt personnel.

 

La prophétie

Dans 1 Corinthiens 14/1 il est dit « d’aspirer aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie». A quoi sert la prophétie ? Sert-elle à annoncer le futur, à révéler la vie des gens comme plusieurs le pensent ? Que nous répond la Bible ? 1 corinthiens 14/3 dit : « Celui qui prophétise, […] parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console ». La prophétie a donc pour but d’édifier c’est-à-dire de fortifier dans la foi, d’exhorter c’est-à-dire d’encourager de motiver, et de consoler c’est-à-dire d’apaiser les cœurs. 1 corinthiens 14/31dit aussi : « Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés ». On voit là encore les buts de la prophétie sont pour exhorter, édifier, consoler les gens. Ainsi une phrase comme : « Fortifies toi, prend courage. Je suis avec toi pour te délivrer »  peut être considérée comme une prophétie (si elle est inspirée de Dieu) même si dans cette phrase il n’y a aucun événement présent, passé ou futur annoncé.  En effet, cette phrase respecte les critères d’une prophétie car elle console, encourage, exhorte.  Durant nos réunions dans les assemblées, la place doit être laissée durant la prière, aux prophéties afin que Dieu lui aussi parle aux hommes. « Car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pierre 1/21). « Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » nous dit 1 Thessaloniciens 5/20-21.

Il peut arriver que la prophétie contienne toutefois des révélations sur des faits concernant une personne, une situation, un contexte, ou encore sur des événements passés, présents ou futurs.

Reprenons l’exemple de prophétie que nous avons pris: « Fortifies toi, prend courage. Je suis avec toi pour te délivrer». Cette prophétie peut être « amplifiée » de la façon suivante : « tu es découragé, abattu, car tu as perdu un être très cher récemment. Fortifies toi, prend courage. Je suis avec toi pour te délivrer». Dans cette nouvelle prophétie il y a une révélation sur des faits, une description précise d’une situation. Cela correspond à la manifestation d’un don qui s’appelle la parole de connaissance.

 

La parole de connaissance  

Le don de la parole de connaissance permet d’avoir une révélation sur des faits, des événements ou des situations de façon précise, qu’ils soient liés au passé, au présent ou au futur.

Jésus dit à la femme samaritaine : « tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. » (Jean 4/18), cette phrase est une  parole de connaissance car elle révèle de façon surnaturelle un fait dans la vie de la femme samaritaine.

Dans Marc 14/30 Jésus révèle à Pierre : « Je te le dis en vérité, toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois ». C’était une parole de connaissance mais sur un fait qui se produira dans un futur proche. En effet, la parole de connaissance peut concerner aussi un évènement futur.

Le don de la parole de connaissance a ainsi la particularité d’apporter une précision infaillible et juste sur une situation, une personne, ou un contexte.

Il est important de préciser que la parole de connaissance permet aussi d’avoir aussi l’explication d’un mystère. Ainsi certains manifestent le don de parole de connaissance non pas en révélant des choses précises sur des situations, mais plutôt en ayant une capacité en comprendre des mystères cachés de Dieu. Paul avait ce don et cette grâce d’avoir la connaissance des mystères de Dieu. Ephésiens 3/3-4 : « C'est par révélation que j'ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d'écrire en peu de mots. En les lisant, vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai du mystère de Christ ».  Pierre a manifesté ce don lorsqu’il révéla devant les onze autres disciples que Jésus était le Christ, le messie qui devait venir et non un simple prophète. D’ailleurs, Jésus lui répondit, « ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela mais c’est mon Père qui est dans les cieux ».

Par le don de paroles de connaissance on peut avoir aussi la compréhension d’un songe.  Joseph et Daniel ont manifesté cette facette du don de la parole de connaissance.  En effet, ce don n’a pas commencé dans la nouvelle alliance, tout comme la prophétie d’ailleurs. Les deux dons existaient déjà bien avant, car c’était le même Esprit qui opérait déjà dans les temps anciens.

 

La parole de sagesse

Alors que la parole de connaissance apporte une révélation surnaturelle sur un fait précis, la parole de sagesse quant à elle apporte la solution de Dieu dans une situation donnée. Par exemple la parole de connaissance peut révéler un fait malheureux qui se produit déjà ou se produira dans l’avenir dans la vie d’une personne. Mais si la révélation s’arrête là, elle ne change pas encore la vie de la personne. Le même Dieu qui a décrit la situation désespérée de la personne annoncera aussi comment la personne doit faire pour s’en sortir, c’est ce qu’on appelle la parole de sagesse. Les deux dons sont donc complémentaires, le premier étant juste descriptif ou annonciateur de faits, et le second apporte la sagesse de Dieu, c’est à dire la solution divine dans la situation. Parfois, il peut ne pas s’agir d’un fait négatif mais plutôt d’un fait positif. Exemple « je ferai de toi une lumière au sein des nations ». Cette parole est un fait qui se produira donc c’est une parole de connaissance qui est donnée. Mais à ce niveau, la personne ne sait pas encore comment elle doit faire pour parvenir à ce qui lui est annoncée par Dieu. Ainsi, une autre révélation complétant dans l’immédiat ou plus tard  la première peut être celle-ci : «  Quitte ce pays étranger et retourne dans la ville de ton père. Là tu trouveras des hommes à qui je te confierai. Tu travailleras avec eux pendant 7 ans et ensuite tu brilleras au sein des nations. C’est là que tu seras la lumière des nations ». Vous voyez que cette révélation contrairement à la première décrit comment parvenir à la promesse de Dieu donnée dans la parole de connaissance. Plusieurs reçoivent la parole de connaissance de Dieu et sont très contents, mais ils ne cherchent pas la parole de sagesse qui doit compléter ce qui leur annoncer par Dieu. Ainsi ils n’arrivent jamais à atteindre ce que Dieu leur annoncer et mettent en doutent à tort la parole de Dieu.

 

Quelques exemples de paroles de sagesse dans la Bible :

Jésus a manifesté la parole de sagesse lorsqu’il lui était réclamé des impôts. C’est alors qu’il dit à Pierre : « va à la mer, jette l'hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi» (Matthieu 17/27). C’est par cette révélation qui est une parole de sagesse, que Jésus a pu résoudre ce problème d’impôt.

Dieu a révélé à Joseph l’explication du songe de Pharaon qui concernait une grande famine qui frappera l’Egypte. Dans ce cas c’était une la parole de connaissance. Mais par la suite Dieu a aussi  révélé à Joseph comment l’Egypte pouvait  sortir de cette famine. C’est la parole de sagesse cette fois-ci. Les deux dons sont donc complémentaires.  

 

Pour résumer, la prophétie même si son but est d’édifier, d’exhorter, de consoler les cœurs, peut contenir toutefois d’autres révélations comme les paroles de connaissances et/ou de sagesse. Ces trois dons fonctionnent ensemble. Elles sont pour l’utilité commune mais elles nous servent aussi quotidiennement dans notre vie personnelle avec christ mais aussi dans divers domaines de notre vie : dans le travail, les études, dans notre vie sociale, etc… Les dons spirituels ne s’arrêtent pas à l’église, elles nous accompagnent partout où nous allons et dans les défis de la vie quotidienne dans la société. 

 

Le discernement des esprits

 

L’apôtre Paul nous parle de ce don dans 1 corinthiens 12/10. Qu’est-ce que le don du discernement des esprits ? C’est un don de révélation surnaturelle qui permet à celui qui l’a de savoir discerner quel esprit est en train d’opérer dans une situation. Voyons-en quelques exemples dans la Bible.

Dans Actes 16/16-18, une femme avait reçu la révélation de qui était l’apôtre Paul et les gens qui le suivaient. Et elle avait eu une révélation qui était juste. Mais de quel esprit tenait-elle cette révélation ?

Actes 16/ 16-18 dit ceci: « Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, 17 et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. 18 Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l'esprit : Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même ».

Cette femme, quoiqu’elle eut une révélation juste parlait non pas de la part de Dieu mais plutôt de la part d’un esprit de python. La logique aurait voulu que l’on croit que parce que sa révélation était juste, elle venait de Dieu. Mais non, le Saint-Esprit qui a donné le don du discernement à l’apôtre Paul lui a permis d’avoir la révélation que cette femme était possédée d’un esprit de python. Ce ne sont donc pas toutes les révélations vraies qui viennent de Dieu. D’ailleurs certaines prédictions données par des voyants, des astrologues et autres se révèlent être vraies mais elles viennent du diable. Seul le Saint-Esprit permet de discerner l’esprit qui est en train d’opérer dans une situation.

Le Seigneur Jésus manifesta ce don dans Matthieu 16/13-17 : « 13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme ? 14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Elie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes. 15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? 16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. »

Dans ce passage, on voit que Pierre a reçu lui aussi une révélation qui était vraie, mais Jésus a discerné que cette révélation lui a été donnée par Dieu le Père. Le même Pierre qui a été de Dieu a été quelques instants après inspiré par autre chose. Lisons la suite de la discussion entre Pierre et le Seigneur Jésus.  Matthieu 16/21-23 : « 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. 22 Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! 23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »

Dans ce cas-ci Jésus discerne que les paroles que Pierre est en train de dire viennent de Satan en personne. C’est alors qu’il ne répondit pas à Pierre mais à Satan en lui disant « Arrière de moi, tu m’es en scandale ».

Comment Pierre peut-il être à la fois inspiré par Dieu et par le diable en quelques instants ? D’abord, il est important de comprendre que Pierre n’était pas possédé par un esprit mauvais comme la femme possédé d’un esprit de python. Mais en laissant parfois nos émotions passer au-dessus  des choses de l’esprit nous pouvons dire des paroles qui sont inspirées du diable, c’est-à-dire qui sont la volonté du diable et non la volonté de Dieu. Ainsi, il est très facile d’induire quelqu’un en erreur de façon inconsciente parce que l’on agit dans la chair et non en étant guidé par l’Esprit de Dieu. Si celui que vous cherchez à convaincre n’a pas le discernement, il peut être facilement ébranlé et emprunter une autre voie que celle de Dieu. Le don du discernement des esprits intervient aussi pour savoir si la voix qu’on entend vient de Dieu ou du diable, car le diable vient souvent nous séduire avec de belles paroles flatteuses, mais ces paroles ont pour but de nous détruire. C’est le discernement qui permet de ne pas tomber dans la séduction du diable.

Dans les réunions de prière aussi, ce don spirituel permet de savoir si c’est l’Esprit de Dieu qui est en train d’agir ou si c’est le sensationnalisme. Car parfois à vue d’œil on peut croire que c’est l’Esprit de Dieu qui est en train d’agir lorsqu’on voit les gens tomber, rouler à terre, pleurer, mais c’est possible dans certains cas que ce ne soit que du sensationnel et non du spirituel.

En somme, nous avons fortement besoin du don du discernement des esprits surtout en ces temps de la fin où Satan est en train de déverser sa séduction sur le monde. Sachons aussi que certaines apparitions qualifiées d’angéliques ou venant du ciel trompent sérieusement le peuple de Dieu, car Satan sait se déguiser en ange de lumière (2 corinthiens 11/14). Prenons-garde à ne pas y tomber en demandant le discernement de Dieu. Amen.

 

Les dons de diversité et d'interprétation des langues

 

Dans 1 corinthiens 12/10 il nous est dit que l’Esprit fait don à certains du don de la diversité des langues; et à d’autres le don de l'interprétation des langues. Qu’est ce que le don de la diversité des langues ?

Ce don s’est manifesté pour la première fois lorsque les disciples du Seigneur ont reçu le baptême du Saint-Esprit au jour de la pentecôte, dans la chambre haute. Actes 2/1-4 : 1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. 4 Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.

Ce don permet à celui qui l’a de s’exprimer sous l’inspiration de l’Esprit, en une langue qu’il ne connait pas de lui-même. En effet, à travers de ce don l’Esprit de Dieu accomplit un signe pour les non-croyants, de sorte qu’ils soient dans l’étonnement.

Continuons la lecture de Actes 2, du verset 6 à 8, sur ce qui s’est produit au jour de la pentecôte : 6 Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. 7 Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? 8 Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ?

Ceux qui entendaient les disciples parler en d’autres langues, en recevaient la compréhension dans leurs langues maternelles. C’est ainsi qu’ils furent dans l’étonnement et qu’ils se convertirent au seigneur ce jour là en sorte que le nombre des disciples augmentèrent de 3000 âmes en un jour (Actes 2/41). En effet, il est écrit dans 1 corinthiens 14/22 que le don  des langues est un signe, pour les non-croyants; la prophétie, tandis que la prophétie est un signe pour les croyants.

Ce don a été promis par le Seigneur Jésus comme un miracle qui accompagnera ses disciples. Dans Marc 16/17, Jésus dit : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues ».

Il est écrit dans 1 corinthiens 13/1 que nous pouvons parler la langue des hommes comme les langues des anges. 1 corinthiens 14/2 : En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères. Le don du parler en langue nous permet de nous adresser à Dieu en proclamant des mystères. Vous direz à quoi sert-il de parler dans une langue qu’on ne comprend pas ?

Celui qui parle par son intelligence ne peut dire que des choses qu’il connait ou des choses dont il a conscience. Or, les choses de Dieu sont tellement éloignées de notre capacité qu’elles dépassent notre intelligence. Or il est écrit que ce sont des choses que l'oeil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment.

Si donc nous ne prions que par notre intelligence, notre prière sera limitée et ne nous permettra pas de posséder en totalité les choses que Dieu nous a réservées. C’est ainsi que nous disons les mystères de Dieu lorsque nous parlons en langue, et ces mystères nous sont alors révélé par l’Esprit de Dieu. 1 corinthiens 14/4 dit que Celui qui parle en langue s'édifie lui-même. Ce don du parler en langues est donc d’abord utile à soi-même. Il est utile aux autres seulement lorsqu’ils le comprennent ou lorsqu’un quelqu’un en reçoit l’interprétation pour la révéler aux autres. C’est pourquoi il nous est dit dans 1 corinthiens 14/13 que celui qui parle en langue doit prier pour avoir aussi le don d'interpréter. « Mais s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Eglise, et qu'on parle à soi-même et à Dieu », nous ordonne la parole de Dieu dans 1 corinthiens 14/28. Ce passage est très mal compris par certaines communautés au point qu’ils empêchent les gens de parler en langues à l’église, disant que le parler en langues doit être exercé chez soi et non à l’église. D’abord la parole de Dieu nous dit dans 1 corinthiens 14/39 : « n’empêchez pas de parler en langues ». Un serviteur de Dieu qui empêche les fidèles de parler en langues est don en train d’éteindre l’Esprit. Ce que la Bible nous explique c’est que s’il n’ya pas d’interprète que celui qui a ce don se taise et qu’il se parle à lui-même et à Dieu. La Bible ne nous interdit pas de parler en langues en communauté mais nous dit de parler en langues pour soi-même en s’adressant à Dieu, c’est-à-dire qu’à ce moment ce n’est plus l’édification de l’église qui est recherchée mais l’édification de soi-même. En effet, on peut parler en langues en s’adressant à la communauté. Dans ce cas, toute la communauté doit se taire et écouter la langue en silence, comme on le ferait pour écouter une prophétie. Le don des langues dans ce cas devient similaire au don de prophétie. Mais s’il n’ya pas d’interprétation possible, on peut continuer à parler en langues, mais à soi-même et à Dieu, non pas à toute l’église.  1 corinthiens 14/27 dit « En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète; 28 s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Eglise, et qu'on parle à soi-même et à Dieu ». L’expression « chacun à son tour » signifie que lorsqu’une personne parle en langues en voulant s’adresser à la communauté, les autres doivent se taire et l’écouter. Et puis après, la personne doit l’interpréter. Sinon, cela ne sert à rien, car personne n’aura compris ce que Dieu a voulu donner comme message. Dans ce cas, il vaut mieux prier en langues soi-même de façon intime et non à haute voix comme si on voulait s’adresser à toute l’église. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseignait dans ce passage.  C’est pourquoi il disait dans 1 corinthiens 14/5 que : « Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Eglise en reçoive de l'édification ».

Il ne nous enseignait pas d’interdire le parler en langues dans les églises durant les réunions de prière, mais il demandait à ce que l’interprétation en soit donnée si l’on s’adressait à l’ensemble de l’église comme si c’était une prophétie. Le don d’interprétation n’est toutefois pas non plus un don de traduction. La traduction donne la signification des choses mot à mot, alors que l’interprétation donne l’idée qui est transmise par l’Esprit de Dieu. Amen!

Le don d’opérer des miracles, le don des guérisons et le don de foi.

 

Le mot « Miracle » dans le nouveau testament traduit le grec  « Dunamis ». Ce terme « dunamis » est aussi traduit en français par « puissance ». Les miracles sont donc assimilés à la puissance de Dieu. Ce sont des faits véritables accomplis par la puissance de Dieu et de façon surnaturelle, que l’on ne peut pas justifier par nos raisonnements ou notre logique humaine, car ils dépassent notre entendement humain.

Quant aux guérisons, elles peuvent être liées au corps ou à l’âme. La Bible nous parle du don des guérisons (au pluriel) et non du don de guérison (au singulier) (1 corinthiens 12/9). En effet, une personne peut manifester ce don pour certaines infirmités ou pathologies particulières, un frère peut manifester ce don beaucoup plus pour les sourds, un autre  pour les aveugles, un tel le manifestera davantage pour les infirmités du corps. Il ne faut pas négliger aussi ceux qui le don de guérison des cœurs, et des blessures de l’âme.

Les miracles, les guérisons, et les signes prodigieux ont pour but de démontrer la puissance de Dieu durant nos témoignages et dans la prédication de la bonne nouvelle aux gens. Ceux qui possèdent ces dons, ont vraisemblablement un appel encore plus fort d’annoncer l’évangile et de faire de nouveaux disciples pour le Seigneur Jésus. Dans Actes 1/8  le Seigneur dit à ses disciples: « vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins ». Dieu nous revêt de ses dons de puissance pour annoncer l’évangile, pour être ses témoins autour de nous en créant l’étonnement des gens afin qu’ils viennent à Jésus.  Dans 1 corinthiens 2/4, l’apôtre Paul disait: « ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance ». Dans Hébreux 2/4 il est dit : Dieu appuyait le témoignage (des disciples) par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. Les disciples eux-mêmes avant d’aller annoncer l’évangile avait fait cette prière à Dieu dans Actes 4/29-30 : « 29 Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, 30 en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. » Ces dons de puissance sont donc pour but d’accompagner notre témoignage, notre prédication aux gens qui ne connaissent pas encore le Seigneur Jésus.

Toutefois ces deux dons (guérisons et miracles) ne  peuvent pas opérer sans un troisième qui est le don de foi (1 corinthiens 12/9). Il ne s’agit pas ici de la foi général que nous avons tous reçu qui nous permet de croire que Jésus est le Fils de Dieu et qu’il nous a sauvé. On parle d’une foi particulière qui nous est donnée en des circonstances particulières et qui permettent de démontrer la puissance de Dieu aux yeux de tous. Ainsi celui qui opère dans les miracles et/ou les guérisons opère obligatoirement par la foi qui lui est aussi donnée par l’Esprit.

Mais la foi de celui qui opère est insuffisante sans la foi de celui qui doit recevoir le miracle ou la guérison.  Jacques 5/ 14 dit : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; 15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ». Ce n’est pas l’huile qui sauve le malade, mais c’est la prière de foi qui sauve le malade, le don spirituel quant à lui servant juste à enclencher le processus. Dans Matthieu 13/58, il est dit du Seigneur Jésus qu’il ne put faire   beaucoup de miracles dans sa propre patrie, à cause de l’incrédulité de ses frères qui l’ont côtoyé et l’ont vu grandir. L’incrédulité empêche donc la manifestation de la puissance de Dieu, même si on possède les dons spirituels.

Rappelons-nous que tous les miracles et les guérisons ne viennent pas de l’Esprit de Dieu, surtout dans ces derniers temps. Marc 13/22 : Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible. 2 Thessaloniciens 2/9 nous avertit que « l'apparition de cet impie (l’antichrist) se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers.

Enfin, la démonstration de puissance même si elle vient de Dieu n’est pas le signe que notre vie est en règle avec Dieu. Dans Matthieu 7/22, Jésus nous alerte en ces mots : 22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? 23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. 24 C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

On peut donc faire beaucoup de miracles au nom de Jésus, chasser des démons au nom de Jésus, prophétiser au nom de Jésus, et se retrouver rejeté par lui à la fin. Il ne faut pas confondre les dons de l’Esprit et le fruit de l’Esprit. Les dons de l’Esprit nous sont attribués par grâce et non par mérite. Le fruit de l’Esprit décrit dans Galates 5/22 est par contre le signe tangible d’une vie de sanctification. Les dons sont une chose, mais le fruit en est une autre. Amen !

 

Les autres dons spirituels

Romains 12/6-8 dit que "Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée. Si quelqu'un a le don de prophétie, qu'il l'exerce en accord avec la foi; 7 si un autre est appelé à servir, qu'il se consacre à son service. Que celui qui enseigne se donne à son enseignement, 8 et celui qui a le don d'encourager à l'encouragement. Que celui qui donne le fasse avec générosité, celui qui préside, avec zèle, et que celui qui exerce la bienveillance le fasse avec joie".

Lorsqu’on parle de dons spirituels, il est facile aux chrétiens de parler de prophétie, du parler en diverses langues, etc… Mais très peu de gens pensent aux dons de servir, d’enseigner, d’encourager, de pratiquer la libéralité, de présider, et de pratiquer la miséricorde. Romains 12/6-8 nous enseigne que ces dons, c’est-à-dire ces appels  existent aussi, car celui qui reçoit un don, reçoit implicitement l’appel à exercer ce don au sein de l’Eglise, c’est-à-dire du corps de Christ (je ne parle pas ici d’une assemblée locale).

Le don de service (diakonia en grec): il est donné par l’Esprit à ceux qui sont appelés à servir les autres au sein de l’église. Ce sont eux qu’on appelle les diacres (en grec : « Diakonos » qui veut dire  Domestique, subordonné. Dans le contexte de l’église primitive, c’est celui qui est chargé par l'église de veiller aux pauvres et de leur distribuer l'argent collecté pour leurs soins. Dans Actes 6/1-5, les apôtres ont choisi des hommes rempli du Saint-Esprit pour s’occuper du service aux tables des veuves et des pauvres. Etienne et Philippe faisaient partie de ces personnes choisies pour servir les autres. 1 Timothée 3/8-13 nous donne les conditions que doit remplir ceux qui sont assignés à cette fonction de diacre ou de diaconesse. En lisant ces passages vous verrez bien qu’être choisi pour servir les autres au sein de l’Eglise, n’était pas fait sur la base du volontariat, mais sur la condition d’être rempli du Saint-Esprit et de celle de vivre dans une vie de sanctification.

Le don d’enseigner : On ne parle pas ici des gens qui sont docteurs de la Parole, en tant qu’autorité sur l’église (1 corinthiens 12/28). Ce sont plutôt des gens qui sont appelés à instruire les fidèles d’une assemblée locale dans les voies du Seigneur, sous l’autorité des responsables de l’Eglise. Dans 2 timothée 2/2, l’apôtre Paul disait à Timothée, Pasteur de l’Eglise d’Ephèse : « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, - fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres ».L’enseignement n’est donc pas uniquement à faire par les pasteurs. Ce rôle doit être délégué à d’autres fidèles sous l’autorité des Pasteurs pour qu’ils puissent instruire les autres en petits groupes et les suivre. Le principe de l’école du dimanche en est un exemple palpable. Sauf que cette « école du dimanche » doit continuer aussi chez les adultes pas forcément dans l’appellation mais dans le principe de l’enseignement et le suivi spirituel en petits groupes par des moniteurs.

Le don d’encourager, d’exhorter : Ceux qui ont ce don ont l’appel d’avoir des paroles encourageantes, réconfortantes envers les autres, afin de les édifier et de les faire progresser dans leurs vies spirituelles. Barnabas devait vraissemblablement avoir ce don, car il était surnommé « fils de l’exhortation » (Actes 4/36). L’exhortation a sa place dans l’église. Il ne doit pas avoir que des enseignements. Car beaucoup de cœurs sont attristés, découragés. C’est pourquoi la Parole doit être accordée à ceux qui ont ce don pour apporter de temps en temps des messages d’exhortation. Les Pasteurs seuls ne peuvent pas jouer tous ces rôles.

Le don de pratiquer la libéralité : ce don est mis en évidence dans Actes 4/32-35. Les frères et sœurs vendaient leurs biens et déposaient l’argent aux pieds des apôtres. C’est un don car tout le monde n’a pas reçu le cœur pour le faire. Ananias et Saphira ont voulu imiter cela dans une mode de suivisme, mais ils n’ont pas été sincère et ont voulu tromper Dieu. La conséquence est qu’ils ont été frappés de mort sur le champ (actes 5/1-10). C’est ce don qui permet d’apporter les moyens matériels et financiers pour veiller sur les plus démunis, et aussi pour contribuer à l’entretien des serviteurs de Dieu (Exemple des dons fait à l’apôtre Paul dans Philippiens 4/18).

Le don de présider ou de gouverner : Ceux sont des gens qui ont l’appel d’encadrer les activités de l’église. Ce ne sont pas forcément des pasteurs. Mais lorsqu’ils président une organisation, elle prospère, il ya de l’ordre et les choses avancent de façon miraculeuse. Si nous prenons l’exemple d’une société dans le monde du travail, le gérant choisi pour gouverner cette société n’est pas forcément celui qui a le plus de pouvoir de décision au sein de la société. Mais à cause de ses compétences, de ses qualités il est mis à ce poste pour faire prospérer la société. Il en est ainsi aussi de ceux qui ont le don de présider ou de gouverner dans l’église. Si les Pasteurs leur laissaient la place, beaucoup de choses seraient plus prospères et plus ordonnées, mais malheureusement les pasteurs veulent tenir le monopole de tout.

Le don d’exercer la miséricorde, ou de secourir les autres ; ce sont ceux qui assistent les autres dans leurs afflictions. Par exemple : visiter les malades, prendre soin de ceux qui sont dans le besoin, etc…

Regardez chacun de ces dons et voyez comment tout a été bien pensé par Dieu pour que l’Eglise se porte bien. Mais malheureusement, certains ignorent les dons qu’ils ont reçu et ne considèrent que les dons de puissance ou de révélation. Il faut aussi dire que le fonctionnement des assemblées locales étouffe l’expression des uns et des autres, les pasteurs voulant avoir le monopole de tout. Ainsi les frères et sœurs ne viennent pas à l’église pour exercer un don, mais simplement pour s’asseoir sur un banc ou une chaise, taper des mains, chanter, écouter la parole, donner les offrandes, faire la sainte scène et repartir à la maison. Toutes ces choses sont dans la passivité et ne permettent pas aux frères et sœurs d’exprimer les dons qu’ils ont reçu. Ce n’est pas ainsi que Dieu a prévu les choses. Une église qui est conduite par l’Esprit de Dieu et non par un dictateur, est une église où la Parole est donnée aux uns et aux autres pour que chacun puisse apporter ce que Dieu lui a donné pour les autres. Les chrétiens ne sont pas censés être des spectateurs à l’église mais plutôt des acteurs.

1 corinthiens 14/26 dit: «  Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l'édification ». Lorsque donc nous nous assemblons, la Parole doit être laissée pour que ceux qui ont reçu un cantique puisse l’apporter, ceux qui ont une instruction puisse la donner, ceux qui ont une prophétie, une révélation puissent s’exprimer, etc… Aussi, la place du service, et de l’aide aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, doit être centrale au sein de l’église. Ces choses ont été oubliées et délaissées au monde. Les associations et les organisations du monde s’occupent aujourd’hui mieux des démunis que nous les chrétiens. C’est une honte pour nous !

Que Dieu augmente notre discernement, et éveille notre conscience dans ces temps de la fin, car nous aurons à rendre compte à Dieu de comment nous avons géré les dons qu’il nous a fait.

 

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Date de dernière mise à jour : 17/09/2021