Les différents niveaux de relation avec Dieu

Serviteurs, disciples, et amis de Dieu

Dieu nous appelé à le suivre non pas dans une religion mais dans une relation. Et cette relation est appelée à grandir et à s’intensifier au fur et à mesure.

Dans l’ancienne alliance, ceux qui suivaient Dieu avaient une qualification de serviteurs. Ils recevaient l’onction de Dieu qui les qualifiaient pour une fonction donnée. Il y avait ainsi des Rois, des Sacrificateurs, et des prophètes. Mais plus tard, le Seigneur Jésus a commencé à parler de « disciples ». C’est ainsi qu’il appelait ceux qui croyaient en lui et suivaient ses enseignements. Ces derniers l’appelaient « Maître ou Rabbi ». Dans l’ancienne alliance, on parlait aussi de disciples mais il s’agissait d’un groupe de gens qui suivaient des enseignements d’un prophète et le servaient. Il y avait donc des disciples de Moise, d’Eli ou encore de Jean-Baptiste. Etre disciple de Christ, c’est savoir s’asseoir à ses pieds pour écouter ses enseignements et l’avoir pour maître.

Dans son groupe de disciples, il y avait certains que Jésus avait mis à part afin de leur expliquer des choses d’une manière plus ouverte. Il leur dira : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15.15). Avec ces disciples, il passe dans une relation d’amitié et non plus de serviteurs/Maître.

Quelle est la condition pour être considéré par Christ comme son ami ? Jésus dit : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15.14). On voit donc par ces paroles que les amis de Jésus sont des gens qui mettent véritablement en pratique ses enseignements et ne se contentent pas juste de l’écouter. Avec ceux-là, il crée un lien plus rapproché et leur dévoile ses secrets.

 Dans l’ancienne alliance, Dieu avait ce type de relation avec Abraham par exemple. En effet, Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu (Jacques 2.23). Ainsi, lorsque Dieu voulut détruire Sodome et Gomorrhe, il passa chez Abraham et lui annonça cela (Genèse 18.17-21). Grâce à ce privilège, Abraham intercéda pour que Dieu ne fasse pas périr le juste avec le méchant (Genèse 18.23-33). Dieu eut cette relation d’amitié aussi avec le prophète Moïse car il l’a trouvé fidèle dans toute sa maison. A cause de cela, il lui parle bouche à bouche et se révèle à lui sans énigmes (Nombres 12.7-8). Quelle grâce de pouvoir être ami de Dieu et qu’il nous révèle ses secrets et nous parle sans énigmes ! C’est à ce privilège qu’ont droit ceux qui marchent dans la volonté de Dieu. Ne vous contentez pas de servir Dieu mais chercher à avoir avec lui une relation d’amitié qui vous permettra de mieux le connaître et de savoir « les battements de son cœur ». Plusieurs suivre Dieu mais c’est souvent par intérêt afin d’obtenir de lui des choses. Combien s’approchent de Dieu juste pour mieux le connaître et être ami avec lui ? Ceux qui sont amis de Dieu connaissent le battement du cœur de Dieu (les choses qui lui plaisent). Ils portent le fardeau de l’intercession et du salut des âmes. Ils ne s’approchent pas de dieu dans leurs propres intérêts mais plutôt pour « soulager le cœur de Dieu et lui faire plaisir ».

 

Enfants de Dieu et cohéritiers de Christ

Une nouvelle relation que Dieu peut avoir avec nous, est celle de Père à fils. Dans cette relation, nous sommes frères de Jésus, faisant ainsi partie de la famille de Dieu. Dans cette relation nous sommes participants de la nature divine (2 Pierre 1.4). Celui qui croit en Jésus et accepte sa Parole devient par conséquent enfant de Dieu en étant né de Dieu lui-même par l’action conjointe du Saint-Esprit  et de la Parole (1 Jean 1.12). Nous sommes tous des créatures de Dieu mais nous ne sommes pas tous enfants de Dieu. Seuls ceux qui croient que Jésus-Christ est le fils de Dieu, qu’il est mort et ressuscité et acceptent de le suivre désormais, reçoivent ce pouvoir de devenir enfant de Dieu. Ils deviennent ainsi frères de Jésus non pas par des liens de sang mais par le lien spirituel.

Celui qui est né de Dieu devient l’habitation du Saint-Esprit et reçoit ainsi la présence de Dieu en lui (1 Corinthiens 3.16).  Et parce que nous sommes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son fils, lequel crie : Abba ! Père ! (Galates 4.6). Cette présence du Saint-Esprit nous enseigne toutes choses afin que nous puissions grandir dans la connaissance de Christ (1 Jean 2.27).

En devenant enfants de Dieu, nous sommes baptisés dans le corps de Christ c’est-à-dire que nous devenons pleinement membres du corps de Christ (1 Corinthiens 12.27, Romains 12.4-5). Christ est la tête du corps de l’Eglise ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier (Colossiens 1.18).

Si nous naissons en Christ à un stade d’enfant, nous ne sommes pas appelés à demeurer à ce stade, mais plutôt à croitre vers une stature d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ (Ephésiens 4.13). Cela nous permet de ressembler davantage à Christ et de pouvoir prendre possession de notre héritage spirituel. Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit maître de tout. En attendant qu’il devienne mature, il est placé sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le Père (Galates 4.1-2). Il en est ainsi de notre vie en Christ. Nous sommes en tant qu’enfants de Dieu, cohéritiers avec Christ (Romains 8.17). Mais tant que nous sommes à un stade d’enfant, nous ne pouvons pas entrer en possession de notre héritage. La maturité spirituelle permet donc de vivre les promesses de Dieu de façon palpable dans nos vies et de ne pas juste avoir une connaissance théorique de notre héritage. C’est pourquoi dans le corps de Christ, nous sommes tous enfants de Dieu mais nous ne vivons pas tous les promesses de Dieu de la même façon. Certains ont pu entrer en possession de certaines promesses et d’autres non, car cela dépend de leur degré de maturité dans la foi chrétienne. Dieu n’a pas d’enfants préférés et en fait pas de favoritisme. Chaque enfant doit tout simplement travailler activement à sa maturité afin d’entrer en possession de son héritage.

 

Epouse de Christ

Un autre type de relation que nous sommes appelés à avoir avec le Seigneur Jésus est celui d’épouse. Le mystère de Christ et de son Eglise est un grand mystère (Ephésiens 5.31-32). La dimension de l’épouse est une dimension supérieure à toutes celles que nous avions vu dans les lignes précédentes. Cette dimension est pour ceux qui ont pu parvenir à la stature parfaite de Christ et à la connaissance de Dieu (Ephésiens 4.13).

Ce sont des personnes qui se sont préparées comme les vierges sages pour aller à la rencontre de l’époux. Elles ont discipliné leurs vies sur terre en étant entièrement dévoués à Christ, se préparant ainsi grâce à l’huile (symbole du Saint-Esprit) et la lampe (symbole de la Parole de Dieu) à être prêtes pour le retour de Christ. Elles ont vécu dans la pureté et sans compromission avec les péchés qu’on voit dans le monde.

Nous avons en effet, été fiancés à un seul époux (Christ) pour nous présenter à lui comme des vierges pures (2 Corinthiens 11.2). Le mystère qui se cache là, c’est que l’épouse de Christ forme un seul bloc, un seul corps. Christ n’a pas plusieurs épouses mais il a une seule épouse qui est une unité de plusieurs « vierges spirituelles » ayant travaillé pour parvenir à sa connaissance. Dans la parabole des dix vierges, nous voyons que seules cinq vierges ont pu entrer avec l’époux dans la salle des noces (Matthieu 25.1-13). Les autres n’ont pas pu car elles n’avaient pas su se préparer ; elles étaient distraites et dans l’assoupissement. De même, seules les vierges qui sauront se préparer dans leurs vies terrestres pourront entrer dans la présence de l’époux pour fêter les noces (Apocalypse 19.7-9). Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l’agneau ! (Apocalypse 19.9). Alléluia ! Amen viens, Seigneur Jésus !

Ne soyons pas distraits comme les vierges folles par les choses de la vie. Soyons au contraire déterminés dans notre course pour parvenir à la connaissance de Christ comme le faisait l’Apôtre Paul :  « Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ (…) afin de connaitre Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ » (Philippiens 3.7-14). Que cela soit notre partage et que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous. Amen !

 

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Date de dernière mise à jour : 07/06/2021