Le bonheur selon Dieu

Introduction

Nous sommes tous à la recherche du bonheur. Nous courons après le bonheur mais souvent en le recherchant dans les choses vaines et passagères de ce monde. Or, le bonheur qui est en Dieu n’est pas le bonheur du monde. Ils sont mêmes opposés. Dans la pensée de l’homme, nous sommes heureux si les circonstances de la vie nous sont favorables et si nous n’avons pas de situations difficiles à traverser. Ou encore, nous pensons que nous sommes heureux si nous avons toutes sortes de biens matériels ou d’assurances diverses qui nous couvrent, nous protègent en cas de problèmes. Certains pensent qu’ils seront heureux lorsqu’ils se marieront, d’autres quand ils auront un enfant, d’autres quand ils seront riches, d’autres quand ils auront du pouvoir ou un place élevée dans la société, d’autres quand ils voyageront dans tel ou tel pays, etc… Le problème est que lorsqu'on acquiert ces choses qui selon nous donnent le bonheur, on a certes une joie mais qui malheureusement est passagère. Alors, on se remet encore à poursuivre ce fameux bonheur au point où l'on se demande même s'il existe réellement? 

 

Qui est véritablement heureux selon Dieu ?

Le pauvre en esprit 

Le pauvre est celui qui manque des choses essentielles. Mais ici, il ne s’agit pas du pauvre qui manque des choses matérielles. Il s’agit plutôt du pauvre spirituel c’est-à-dire celui qui est en manque des choses du royaume des cieux. Il recherche donc incessamment les choses de l’Esprit afin de grandir encore et encore. L’Eglise de Laodicée croyait qu’elle était riche et qu’elle n’avait besoin de rien, mais Christ a dit qu’elle est pauvre, aveugle et nue (Apocalypse 3.17). Celui qui se croit riche demeure pauvre. Mais celui qui se rend compte de sa pauvreté spirituelle s’approche de Dieu pour recevoir de lui. C’est alors qu’il sera réellement riche et par conséquent heureux. Le pauvre en esprit est heureux car le royaume des cieux est à lui. Et ce royaume c’est la justice, la paix et la joie qui nous sont communiquées par l’Esprit de Dieu (Romains 14.17).

 

Celui qui est persécuté pour la justice

C'est une certitude que tous ceux qui voudront vivre pieusement en Christ seront persécutés (2 Timothée 3.12). Mais, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux (1 Pierre 3.14). Subir la persécution pour la justice de Christ est une gloire et un honneur. Il faut en être digne et tous ne le sont pas. Tous n’en sont pas capables. Les apôtres après avoir été battu de verges parce qu’ils ont annoncé l’évangile, ont été joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus (Actes 5.41). Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous (1 Pierre 4.14).

Il ne s’agit pas d’outrage que l’on subit pour avoir fait du mal ! En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu. c'est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. Et c'est à cela que nous avons été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour nous, nous laissant un exemple, afin que nous suivions ses traces (1 Pierre 2.19-22).

 Le royaume des cieux est à ceux qui sont persécutés pour la justice de Dieu (Matthieu 5.10). Car c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut y entrer ; ce sont les violents qui s’en emparent (Actes 14.22, Matthieu 11.12). Heureux l'homme qui supporte patiemment l'épreuve; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment (Jacques 1.12). Amen!

 

Celui qui a faim et soif de la justice de Dieu

Ils sont heureux car ils seront rassasiés de cette justice (Matthieu 5.6). Il ne faut pas confondre la justice de Dieu et le jugement de Dieu. La justice de Dieu a été manifestée envers nous par sa grâce et au travers de son fils. Cette justice nous accorde le bonheur selon qu’il est écrit : « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts ! Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché ! » (Romains 4.7-8).

Or, tous ne sont pas réconciliés avec Dieu et demeurent encore sous le jugement de Dieu parce qu’ils n’ont pas entendu la Parole de vérité, l’Évangile de la grâce. C’est pourquoi nous devons soupirer et travailler à ce que le royaume et la justice de Dieu s’étendent sur la terre afin que plusieurs soient sauvés et aient la paix avec Dieu (Matthieu 6.33). A la fin des temps, le règne de Dieu finira par s’établir définitivement sur la terre et pour toujours (Apocalypse 11.17, Apocalypse 19.6). Amen!

 

Celui qui est dans l'affliction

L’affliction nous rend heureux parce qu’elle produit pour nous un poids de gloire éternel au-delà de toute mesure (2 Corinthiens 4.17). Les affligés sont heureux car ils auront certainement une consolation divine. Dieu ne dédaigne pas un esprit brisé, car le sacrifice qui est agréable à Dieu c’est un esprit brisé et contrit (Psaumes 51.19).

De même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ.  Si nous  avons part aux souffrances, nous avons part aussi à la consolation. (2 Corinthiens 1.5-7). En effet, notre Dieu s’appelle le « Dieu de toute consolation » (2 Corinthiens 1.3). C’est lui qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction (2 Corinthiens 1. 3-4). Ainsi les afflictions que Dieu permet dans notre vie n’ont pas pour but de nous nuir ou de nous faire périr. Au contraire, elles ont pour but de nous rendre forts afin que nous soyons à l’avenir nous-mêmes une source de consolation pour ceux qui traverseront la même situation.

 

Celui qui a le cœur pur

Celui qui a le cœur pur, c’est celui en qui il n’ya point de fraude, d’hypocrisie, de duplicité ou de mensonge. Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu'il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, (1 Pierre 3.10)

La récompense de ceux qui ont le cœur pur est qu'ils auront le privilège de voir Dieu (Matthieu 5.8). Qui pourra monter à la montagne de l’Eternel ? Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ? . C’est celui qui ales mains innocentes et le cœur pur. Celui qui ne livre pas son âme au mensonge, et qui ne jure pas pour tromper.  Il obtiendra la bénédiction de l'Eternel, la miséricorde du Dieu de son salut (Psaumes 24.3-5). 

Voir Dieu, c’est voir sa gloire, c'est le voir tel qu’il est, c’est-à-dire sans zone d’ombre ou de flou. Moise a prié l’Eternel pour  voir sa gloire mais il n'a pu voir que le dos de Dieu. En effet, ce n'est qu'en Christ que nous pouvons véritablement contempler la gloire de Dieu.  Or, voir Dieu, c'est voir Christ car Christ est l'empreinte de Dieu et le reflet de sa gloire (H2breux 1.3).   Il ne s’agit pas de voir une forme physique de Dieu mais plutôt d’avoir une manifestation de sa gloire, de pouvoir le contempler tel qu’il est (1 Jean 3.2). Dieu cache sa face à ceux qui sont dans la fausseté (Ezechiel 39.24). Mais à ceux qui ont le cœur pur, il leur révèle sa face. C’est pourquoi nous devons prier pour avoir un cœur pur et un esprit bien disposé (Psaumes 51.12) comme l’a fait le Roi David, l’homme selon le cœur de Dieu (1 Samuel 13.14). Ceux qui voient la gloire de Dieu seront eux-mêmes transformés en la même image que lui de gloire en gloire par l'Esprit de Dieu (2 Corinthiens 3.18). 

 

Celui qui procure la paix

Ceux qui procurent la paix sont heureux car ils seront appelés fils de Dieu (Matthieu 5.9). Ce qui distingue les fils de Dieu des fils du diable, c’est la paix qu’ils ont par le Saint-Esprit. D’ailleurs l’évangile que nous prêchons s’appelle l’évangile de paix et notre Dieu s’appelle le Dieu de paix (Ephésiens 6.15, Romains 15.33, Romains 16.20).

En quelque endroit que nous allons nous devons apporter la paix de Dieu. Si nous apportons des querelles, des divisions, là où nous sommes, alors nous ne manifestons pas un signe de notre appartenance à Dieu. Car le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix (Jacques 3.18).

Or comment peut-on procurer la paix si l’on ne l'a pas  soi-même  ? C’est bien là le cœur du problème. Ceux qui ont du mal à procurer la paix ont ce problème parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes dans la paix dans leur coeur. C’est pourquoi nous devons prier que le Seigneur de la paix (Jésus-Christ), nous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière (2 Thessaloniciens 3.16).

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point » dit le Seigneur Jésus à ses disciples que nous sommes (Jean 14.27). Recevons donc cette paix avec joie et simplicité de cœur.  Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.  Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ (Philippiens 4.6-7). Amen!

 

Celui qui est miséricordieux

Les miséricordieux sont heureux car ils obtiendront eux-mêmes miséricorde (Matthieu 5.7). Celui qui n’est pas miséricordieux envers son frère n’obtiendra pas la miséricorde de Dieu, selon qu’il est écrit : « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé » (Matthieu 6.12).

Le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde(Jacques 2.13).  Ne jugeons point, afin que nous ne soyons point jugés.  Car on nous jugera du jugement dont nous jugeons, et l'on nous mesurera avec la mesure dont nous mesurons (Matthieu 7.1-2).

Ne parlons point mal les uns des autres. Celui qui parle mal d'un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre; mais nous, qui sommes-nous, pour juger notre prochain ? (Jacques 4.11-12). C’est pourquoi, supportons-nous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnons-nous réciproquement. De même que Christ nous a pardonné, pardonnons-nous aussi (Colossiens 3.13).

Dieu livre aux bourreaux celui qui refuse de pardonner de tout son cœur son frère (Matthieu 18.34-35). La plupart des maux que nous avons est lié au manque de pardon et au manque d’amour envers notre prochain. Car le refus de pardonner empêche Dieu d’effacer nos dettes liés à nos péchés, et c’est ainsi que nous nous retrouvons prisonniers du diable, nous qui devions au contraire être libres.

La capacité de pardonner ne vient pas de nous-mêmes mais elle est une grâce qui nous est communiquée par le Saint-Esprit qui répand en nous l’amour de Dieu afin que nous la communiquions aux autres (Romains 5.5). Celui qui pardonne et fait miséricorde est libéré du poids lourd du jugement et de la condamnation. Son cœur devient léger et il est heureux. Amen !

 

Le débonnaire

Le débonnaire est celui qui pratique continuellement la bonté de Dieu. Ne confondons pas la bonté et la simple gentillesse ou la courtoisie. La bonté est le fruit produit par la semence de l’Esprit de Dieu en nous (Galates 5.22). Elle consiste à poser des actes concrets qui aideront notre prochain. La bonté dépasse le sentiment, il va jusqu’à l’acte qui permettra de sauver celui qui est en difficulté. Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? (Jacques 2.15-16). Ainsi la bonté est le fruit de l’Esprit qui permet de pratiquer des bonnes œuvres envers son prochain afin que le nom de Dieu soit glorifié (Matthieu 5.16).

Gardons-nous toutefois de pratiquer notre justice devant les hommes pour en être vus ; autrement nous n’aurons point de récompense auprès de notre Père céleste (Matthieu 6.1). Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite afin que ton aumône se fasse en secret, dit le Seigneur (Matthieu 6.3). La bonté qui vient de l’Esprit de Dieu n’est pas faite pour se glorifier devant les hommes mais elle a plutôt pour but que Dieu soit glorifié.

La récompense des débonnaires est l’héritage de la terre. Cet héritage consiste à récolter de façon multipliée ce que l’on a semé dans la vie des autres. Celui qui fait du bien à son prochain, c’est à Christ qu’il l’a fait et il le lui rendra dans le siècle présent (Matthieu 25.45). Et celui qui a pitié du  pauvre prête à l’Eternel qui lui rendra selon son œuvre (Proverbes 19.17). En effet, celui qui donne au pauvre n'éprouve pas la disette, Mais celui qui ferme les yeux est chargé de malédictions (Proverbes 28.27). Amen !

 

Celui qui met en pratique la Parole de Dieu

"Heureux  ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !" dit le Seigneur (Luc 11.28). La connaissance théorique de la Parole de Dieu ne suffit pas; encore faut-il la mettre en pratique pour être heureux (Jean 13.17). Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés (Romains 2.13). C’est pourquoi, celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité (Jacques 1.25).

Quiconque entend les paroles du Seigneur et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.  La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc (Matthieu 7-24-25)

Marcher selon la Parole de Dieu, c’est marcher dans la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur (Hébreux 12.14). Celui qui marche dans la sanctification lave sa robe, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville sainte ! (Apocalypse 22.14). Heureux donc celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte ! (Apocalypse 16.15) Amen!

 

Celui qui honore son Père et sa Mère

L’Ecriture dit : « Honore ton père et ta mère c'est le premier commandement avec une promesse,  afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre » (Ephésiens 6.2-3). Honorer son père et sa mère est le premier commandement avec la promesse de vivre dans le bonheur et d’avoir une vie longue et paisible sur la terre. Or, fort constat est que dans nos générations actuelles, l’autorité parentale est de plus en plus bafouée et méprisée. Cela n’est pas étonnant car l’ennemi cherche à détruire l’espérance de vie des gens et à les rendre malheureux. Quoi de plus facile que de s’attaquer donc à l’ordre divin familial, puisque l'ennemi connait lui-même très bien les écritures !

Ce commandement peut être difficile pour certaines personnes qui n’ont pas connu des parents « respectables ou honorables » à cause de choses indignes qu’ils auraient commises envers eux. Toutefois, l’écriture ne nous dit pas d’honorer uniquement les parents qui le méritent ou qui en sont dignes! Pourquoi ? C’est parce que le seul fait d’être en vie est une reconnaissance que l’on doit à ceux qui nous ont mis au monde, même si pour le reste ils sont condamnables. Dieu est le seul juge juste qui rendra à chacun selon ce qu’il a fait. Honorer nos parents c’est être reconnaissant pour notre existence sur cette terre, ce qui permet à Dieu de nous accorder une vie longue et heureuse. Amen !

 

Conclusion

Le bonheur en Dieu n'a finalement rien à voir avec ce que le monde définit comme bonheur. Il n'est pas lié aux circonstances favorables, ni même aux biens que nous possédons, ou à notre position sociale. Il est lié plutôt à la foi en la fidélité de Dieu et dans l’espérance en ses promesses. Il est lié à la marche dans l'obéissance à ses commandements.

Le bonheur en Dieu nous est communiqué par son Esprit en qui nous avons la paix, la joie et l’assurance en toutes circonstances. Car le règne de Dieu dans nos vies, ce n’est pas l’accès au manger et au boire, mais c’est plutôt la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit (Romains 14.17). Vous aurez des tribulations dans le monde, nous dit le eigneur Jésus, mais prenez courage car j'ai vaincu le monde! (Jean 16.33).  Alleluia!

Qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ? Non rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Nous avons l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances,  ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 8.35-39). Et c’est dans cette assurance que se trouve notre paix, notre joie, notre bonheur ! Que toutes ces choses soient notre partage dans le nom de notre Seigneur Jésus-Christ afin que nous soyons véritablement heureux! Amen!

Ajouter un commentaire

 

Date de dernière mise à jour : 27/11/2019