La foi en Dieu

 

Définition de la foi

La foi comporte donc deux aspects :Hébreux 11/1 définit la foi comme étant : « une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas ».

La ferme assurance : elle se produit dans le cœur, tout en ayant les pensées fixées sur la Parole de Dieu qui est la véritéLa démonstration : elle est la manifestation visible de notre foi. Elle se traduit en œuvres. Une foi qui se limite juste au cœur, est donc incomplète. Elle reste de la simple croyance.

 

La pratique de la foi

Voyons quelques exemples concrets de manifestation de la foi que l’on peut rencontrer dans notre vie, et entendre souvent comme témoignages.


Cas 1 : La foi lors d’une imposition des mains

Une femme chrétienne était atteinte d’une maladie grave. Elle croyait que Dieu est capable de guérir sa maladie et attendait sa guérison. Chaque jour, elle exprimait et confessait sa maladie et s’en lamentait. Elle espère qu’un jour elle sera guérie. Fatiguée par sa maladie, elle partit voir son Pasteur. Ce dernier pria pour elle, lui faisant l’onction d’huile selon qu’il est écrit : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ». Dès que le Pasteur imposa les mains sur elle, elle eut la foi et saisit instantanément sa guérison (Jacques 5/14). Elle partit chez elle joyeuse d’avoir obtenu sa guérison, et rendant grâce à Dieu.

 

Analyse du cas 1:

Cette femme a eu besoin d’un toucher physique par l’imposition des mains pour que sa foi puisse monter. Ce procédé de toucher nécessite néanmoins la foi de la personne. C’est pour cela qu’un même Pasteur peut prier pour deux personnes : l’une sera guérie mais l’autre pas. Ce n’est pas le Pasteur qui guérit, mais c’est la foi de la personne qui saisit la guérison en ce moment lors de la prière. Il est écrit que c’est la prière de la foi sauvera le malade (Jacques 5/15). Cette femme est semblable à la femme qui avait la perte de sang depuis 12 ans et qui avait touché le pan de la robe de Jésus pour saisir son miracle (Luc 8/43-48). Plusieurs personnes touchaient Jésus mais le toucher de cette femme était différent : c’était un toucher fait avec foi. La foi de la femme a fait qu’une puissance est sortie de Jésus au moment du toucher. Il en ait ainsi de celui qui va à l’imposition des mains avec foi. Sa foi déclenchera la puissance de Dieu durant l’imposition des mains, tandis que celui qui y va sans la foi sera semblable à ceux qui touchaient Jésus dans la foule sans qu’aucune force ne soit libérée de lui.

 

 

Cas 2 : La foi suite à une révélation

Une autre femme, malade elle aussi, méditant les écritures vit qu’il est écrit que « Par les meurtrissures de Christ nous sommes guéris » (1 Pierre 2/24). Elle eut la profonde révélation par le Saint-Esprit en lisant les écritures, que sa guérison est


déjà effective en Christ sur la base de ce que disent les écritures. Alors, la foi monta en elle. Dès ce jour, elle commença à proclamer qu’elle est guérie par les meurtrissures de Jésus. Si on lui demande : comment vas-tu : elle répond : « très bien, ça va ! Je suis guérie ». Elle parlait désormais de sa maladie au passé. Elle rendait grâce à Dieu pour sa guérison dans ses prières. Elle ne demandait plus à Dieu de la guérir mais elle rendait plutôt grâce à Dieu pour sa guérison en Christ, même si elle voyait que les symptômes de sa maladie persistaient. Mais au fur et à mesure qu’elle ne regardait pas aux choses visibles (la maladie et les symptômes) mais plutôt aux choses invisibles (la guérison), c’est alors que ce qui était invisible devint manifeste. Ce qu’elle a cru, devint visible : elle fut en effet guérie de façon manifeste.

Analyse du cas 2 :

Cette femme quant à elle, comparativement à celle du cas 1 n’a pas eu besoin d’un toucher quelconque. Elle a simplement cru aux écritures sur l’œuvre de christ à la croix.  L’avantage de cette sorte de foi, c’est qu’elle est autonome ; elle n’a pas besoin de courir vers les serviteurs de Dieu. Le risque avec les personnes qui cherchent tout le temps un toucher avant de guérir, c’est de dépendre finalement de l’homme de Dieu et non de Dieu, et c’est d’avoir la foi en l’homme de Dieu et non en Dieu lui-même.

 Ceux qui ont la révélation de leur guérison par l’œuvre de Christ arrivent à entretenir aussi  une santé divine. Lorsque la maladie vient, elles la repoussent par la foi et la maladie n’a même pas le temps de s’installer dans leurs vies. Je comparerais ce type de foi qui s’attache à Parole, à la foi du centenier romain qui demandait à Jésus de dire seulement un mot, et son enfant sera guéri (Matthieu 8/8). Il avait eu la révélation qu’il n’y avait pas besoin que Jésus s’approche de son enfant physiquement ou le touche de ses mains pour qu’il guérisse. Il a compris la puissance de la Parole de Christ et qu’elle est suffisante à elle-même pour accomplir son miracle. Car Dieu dit que sa parole ne retourne point à lui sans effet, Sans avoir exécuté sa volonté et accompli ses desseins (Esaïe 55/11). Jésus était dans l’étonnement au vu de la foi de ce centenier et a affirmé qu’il n’avait pas trouvé même en Israël, le peuple de Dieu, une si grande foi (Matthieu 8/10). En effet, le paradoxe c’est que ce sont les païens qui ont plus facilement ce genre de foi, tandis que les fils de Dieu cherchent constamment des manifestations visibles et des sensations physiques avant de croire en la puissance de Dieu. Ils ne croient pas en la Parole de Dieu simplement, mais ils cherchent des sensations extraordinaires, des choses palpitantes avant de croire au miracle.

Un constat important aussi, c’est que la deuxième femme, après avoir reçu sa révélation, ne parlait pas de sa guérison au futur mais au présent. Elle parlait de sa maladie au passé, alors même que ses symptômes continuaient. Elle ne regardait pas aux choses visibles qui sont les symptômes mais bien aux choses invisibles. En effet, il arrive parfois, et même souvent que ce en quoi nous avons cru sur la base de la Parole de Dieu ne se manifeste pas dans l’immédiat de façon visible sous nos yeux. Mais c’est là que nous devons persévérer dans notre foi, en démontrant les choses invisibles (n’oublions pas que la foi est la démonstration des choses qu’on ne voit pas). C’est alors que la chose invisible deviendra finalement visible sous nos yeux par notre persévérance à croire en la Parole.

 

 

La foi durant une prédication

Un homme paralytique depuis plusieurs années, vint entendre la prédication de l’évangile. Le prédicateur annonça la puissance de Jésus en disant que Jésus est capable de délivrer les captifs, de ressusciter les morts, de guérir les malades. L’homme paralytique eut la foi en ces paroles. Le prédicateur lui ordonna au nom de Jésus de se lever promptement sur ses deux pieds et de marcher. Alors, sur la base de cette parole et avec la Foi qu’il eut, il se leva de lui-même. Alors, qu’il cherchait  à se lever la force lui vint dans les jambes et il se mit sur ses deux jambes puis à marcher. Les premiers pas n’étaient pas très nets, mais il continua, et plus il continuait, plus ses pas s’affermirent davantage.

 

Analyse du cas 3:

 Le paralytique sur la base de la parole de Dieu, cherchait à se lever. C’est alors que la force lui vint dans les jambes. Il peut arriver que l’on croie à tort que c’est lorsque les forces viennent dans les pieds, que le paralytique se lève. Non, c’est plutôt le contraire : d’abord, il essaie de se lever par la foi, et Dieu lui donne la force qui lui est nécessaire pour faire le pas qu’il a engagé. S’il ne s’engage pas, il n’aura pas de force dans ses jambes. 

 

La foi durant une atmosphère de gloire

 


Durant un moment de louange intense à l’église, la gloire de Dieu se manifesta. Plusieurs malades vinrent alors se prosterner devant Dieu près de l’autel. Certains tombèrent sous la puissance de Dieu. D’autres furent instantanément guéris de leurs maladies. Certains étaient même baptisés du Saint-Esprit.  

 

Analyse du cas 4 :

La Bible dit que Dieu siège dans la louange (Psaumes 22/4). Lorsque nous louons Dieu, sa gloire descend et les jougs sont brisés instantanément. Ce fut le cas pour Paul et Silas, lorsqu’ils étaient dans la prison (Actes 16/25-26). Par la louange, les chaines dans lesquelles ils étaient liés étaient rompues. 

Lorsque la gloire de Dieu descend dans la louange, même les esprits qui ont pour rôle de semer le doute et la peur dans le cœur des gens s’enfuient, ce qui fait que les incrédules deviennent  plus facilement des gens de foi dans ces moments. De plus, dans ces atmosphères de gloire, les choses se manifestent aux yeux et aux oreilles des enfants de Dieu. Ainsi, même ceux qui sont faibles dans la foi, en voyant ces manifestations commencent à avoir la foi pour saisir leur miracle.

 

Cas 5 : La foi suite à une parole prophétique

 


Une femme stérile rencontra un homme de Dieu qui lui donna une parole prophétique. Il lui dit : l’année prochaine à cette même période, tu auras un enfant. La femme dit promptement : « Amen ! Je reçois ». Elle partit joyeuse raconter la chose à son mari. Depuis ce jour, elle sécha ses larmes. Et elle commença à préparer le berceau de son enfant, la trousse de son enfant comme si elle était déjà enceinte, tellement elle avait hâte. En effet, quelques temps seulement après, elle fut enceinte et accoucha d’un enfant comme cela lui a été prédit.

Analyse du cas 5 :

 Cette femme a séché ses larmes dès qu’elle a entendu la Parole prophétique, ce qui est la preuve qu’elle a reçu cette parole dans son cœur et qu’elle avait eu la foi. De plus, elle n’a pas attendu d’avoir son test de grossesse positif avant de commencer à préparer son trousseau, c’est là encore la démonstration de sa foi. D’autres personnes dans son cas auraient dit : « je vais attendre d’être enceinte d’abord et je verrai si ce que l’homme de Dieu a dit est vrai ou non ». Si quelqu’un réagit ainsi, il ne verra pas l’accomplissement de la prophétie, même si elle vient de Dieu. Car la prophétie s’accomplit toujours au travers de notre foi. Sans notre foi, Dieu ne fait rien. La prophétie est l’équivalent de la Parole de Dieu. Elle est manifestée dans notre vie selon notre foi personnelle.

 

En conclusion :

Il nous en sera fait toujours selon notre foi (Matthieu 8/13). Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11/6). Et il faut que celui qui s’approche de Dieu croit qu’il existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Ayez foi en Dieu, disait Jésus (Marc 11/22). Il dit encore que toute chose que nous demandons en priant, nous devons croire que nous l’avons reçu et c’est alors que nous le verrons s’accomplir (Marc 11/24). Cela veut dire que celui qui prie jours et nuits mais sans la foi, n’a rien fait de plus que celui qui n’a même pas prié. C’est après avoir cru, que nous verrons la chose s’accomplir.

Aussi, les chrétiens ont tendance à croire à ce que Dieu n’a pas dit et à ne pas croire  ce que Dieu a dit. C’est faire tout à l’envers ! Si nous croyons en une chose qui ne tient pas sur la base de la Parole de Dieu, notre foi est vaine. Et si nous ne croyons pas à la Parole de Dieu, alors nous ne lui sommes pas agréables et notre vie chrétienne sera théorique, c’est-à-dire sans témoignage concret d’expérimentation de la parole de Dieu.

Et même pour ceux qui ont la vraie foi (celle qui s’appuie sur la Parole de Dieu), chacun a le miracle qui correspond à son niveau de foi. Toutes ces personnes que nous avons vues dans les différents cas, avaient la foi. Mais elles ont reçu leur miracle en fonction de leur foi respective. C’est ainsi que chacun peut expérimenter son miracle d’une façon plus ou moins différente, cette différence venant de la diversité de la foi. 

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Date de dernière mise à jour : 28/10/2019