La doctrine des baptêmes

Question 1 : Un proche vous aborde avec cette inquiétude. "Le pasteur de ma communauté me demande de me faire baptiser de nouveau alors que j'ai déjà été baptisé par aspersion quand j’étais bébé. Je ne comprends pas". Que lui répondez-vous

le mot baptiser vient du grec « baptizo » qui veut dire « immerger, plonger » (strong grec 907). Cela nous montre qu’on ne peut parler de baptême que s’il y a immersion. En l'occurrence, « Jean baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau; et on y venait pour être baptisé » (Jean 3/23). Les gens se déplaçaient exprès donc dans une zone il yavait beaucoup d'eau pour pouvoir se faire baptiser.

Le baptême est aussi un engagement de bonne conscience envers Dieu (1 Pierre 3/21) Un bébé n’a pas encore  la maturité nécessaire pour s’engager consciencieusement envers Dieu.

C’est pourquoi les disciples de Jésus n’ont pas baptisé des enfants mais on les amenait à Jésus pour qu’il les touchât simplement (Luc 18/15-16).

 

Question 2 : Quelles différences faites-vous entre le baptême du Saint-Esprit et la nouvelle naissance?

 

La nouvelle naissance consiste à être né de Dieu, à devenir enfant de Dieu. Cela se produit lorsque nous recevons la parole de Christ et que nous acceptons Christ comme Seigneur et sauveur. C’est ainsi que nous sommes nés de l’Esprit et nous devenons sa demeure.

Par la suite, ou dans l’immédiat selon les cas, l’Esprit nous remplit de sa personne et son onction déborde sur nous. Nous sommes revêtus de sa puissance pour devenir des témoins de Jésus (Actes 1/8).

Ainsi, la nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu tandis que le baptême du Saint-Esprit fait de nous des témoins de Christ, en nous donnant la puissance d’agir comme Christ à travers des miracles des signes et des prodiges.

 

Question 3 : Un frère dit :"je cherche le baptême du Saint-Esprit pour pouvoir moi aussi parler en langues comme les autres" Est-ce là le but du baptême du Saint-Esprit?

Le parler en langues est un signe du baptême de l’Esprit qui accompagne le croyant tout comme les guérisons, les miracles, etc… (Marc 16/17), mais ce n’est pas un but en soi. Le vrai but du baptême de l’Esprit c’est de faire de nous des témoins de Jésus pour le salut des âmes. Actes 1/8 dit « vous recevrez une puissance (…) et vous serez mes témoins ». Cela s’est vu au jour de la pentecôte, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et la bonne nouvelle a été annoncée avec puissance au point que le nombre des disciples augmenta d’environ 3000 âmes (Actes 2/41)

 

Question 4 : Vous abordez la question du baptême de la souffrance du chrétien avec une sœur en Christ. Et elle vous demande: "Christ a déjà souffert pour nous sur la croix. Pourquoi doit-on encore souffrir?" Que lui répondez-vous ?

1 Pierre 2/21 dit que "nous avons été appelés à la souffrance, Christ ayant souffert pour nous, en nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces".  En effet, « c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14/22). Nous devons donc avoir part aux souffrances de Christ en qualité de ses disciples, selon qu’il est écrit dans 2 Corinthiens 1/7  « si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation ». Le Saint-Esprit est appelé « consolateur ». La souffrance a pour but de nous conduire à la perfection (Hébreux 2/10, Hébreux 5/8, 1 Pierre 5/10) afin que nous soyons prêts pour le jour de Christ (Ephésiens 5/27)

Les souffrances dont on parle ici sont des souffrances en tant que chrétien, des souffrances pour le nom de Jésus, ou des souffrances liées à l’injustice. « En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu » (1 Pierre 2/20).

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